RUFFIN - VILLEPIN, changeons de braquet 

La vidéo du débat : https://www.youtube.com/watch?v=h1502QX2Nr4

La teneur de ce débat entre ces deux candidats les situe nettement un cran au-dessus de la « classe politique cinquièmiste » et dès lors ouvre la perspective de sortir tout à la fois de l’étau « LFI-R.Haine » et du marasme des « gauche-centre-droite classiques ».
Il semble que nous pourrions parvenir à un accord sur une écologie intégrale et une agriculture exclusivement bio.
Notons aussi des convergences sur la situation internationale. Cela dit le front démocratique mondial face aux trois impérialismes et la nécessité d’un fédéralisme européen doivent être affirmés : Pour des armes sophistiquées et troupes européennes d’élite en Ukraine, sol, air, mer. Pour des brigades internationales en Ukraine face à Poutine, à Taïwan face à Xi, à Gaza, en Cisjordanie et au Liban face au Hamas, à Netanyahou et au Hezbollah, au Soudan. Pour le fédéralisme européen et la défense européenne autonome. Noyau fédéral européen puissant, coopérations renforcées, fiscalité et armée communes, arme atomique et siège à l’ONU partagés, institutions harmonisées, refus de commerce d’armes avec les pays non démocratiques. Pour des groupes européens remplaçant progressivement les Gafams. Pour l’offensive culturelle, économique et militaire.

Plusieurs autres questions restent obscures après ce débat et la contribution des Esprits Libres peut se résumer en une vingtaine de points :

1 La question de la mise en pause de l’IA et de son contrôle citoyen n’apparait pas comme essentielle et prioritaire. Nous considérons qu’il convient de reprendre dans ce sens l’appel internationaliste lancé par Bernie Sanders. Nous préconisons une convention citoyenne immédiate sur l’I.A. Nous préconisons la légalisation contrôlée de l’IA, priorité à la ressource en eau destinée à l'alimentation, respecter l’habitabilité, réserver l'IA principalement à la santé. Faire disparaître les IA génératives. Prise de participation citoyenne et capacité de contrôle avec au moins minorité de blocage dans toutes les I.A.
2 La question de la suppression de l’élection monarchiste, clé de voute cinquièmiste n’est pas soulevée. Nous sommes, avec Mendes-France et Monnerville, du côté républicain, hostiles à cette élection qui confère à un seul individu des pouvoirs limitant ceux de l’assemblée. Avec Villepin qui se dit gaulliste et admire Napoléon, il risque d’y avoir quelques sujets. Autant le gaullisme est une des formes de la Résistance à l’occupant puis aux super-puissances, autant il s’avère monarchiste dans sa conception de l’ État et de la République.
3 Le rétablissement du calendrier républicain législatives avant présidentielle n’est pas réclamé quand ce devrait être l’exigence aujourd’hui de toute opposition conséquente et républicaine à notre monarchie. La dissolution de l’assemblée le permettrait.
4 On craint que nos deux débateurs en pincent pour la proportionnelle et ignorent le scrutin mixte, mère de toutes les batailles, premier temps proportionnel à 80%, second temps majoritaire permettant aux citoyens de choisir la coalition gouvernementale. Les cartes ne seront pas rebattues si le mode de scrutin reste non représentatif et n’offre pas une gouvernabilité.
5 Exit dans ce débat la représentation des votes blancs, au prorata des votes blancs, par des élus tirés au sort sur les listes de votants blancs volontaires et l’inscription automatique sur les listes du lieu d’habitation et l’incitation fiscale au vote, Cette représentation constituerait une avancée remarquable, remobilisant le corps social abstentionniste, réduisant les votes extrémistes devenus inutiles, réduisant le pouvoir des partis de l’ordre établi, recomposant les assemblées et nous rapprochant de la juste représentation démocratique qu’est la sortition, le tirage au sort, renouant avec la démocratie athénienne.
6 Exit dans ce débat le bicamérisme de Conseils Citoyens tirés au sort doublant toutes les assemblées élues,
7 Exit dans ce débat un Conseil Citoyen tiré au sort remplaçant le Sénat. Cette assemblée, concessions des républicains aux monarchistes pour qu’ils rallient la République, cette plaie réactionnaire et bedonnante n’est quasiment jamais ciblée par la classe politique cinquièmis
8 Nos deux débateurs en pincent, comme LFI et le R. Haine, pour les référendums typiquement droitiers, populistes, démagogiques, manichéens et diviseurs. Un démocrate ne peut accepter la forme référendaire contraire à la délibération sereine des assemblés tirées au sort.
9 Nos deux débateurs ignorent notre proposition d’individualisation de la dette échéancée sur quinze ou vingt ans au prorata des patrimoines et revenus. Ce permettant à l’Etat une nouvelle politique sans dette et sans intérêts de la dette.
10 Nos deux débateurs croient encore à la REDISTRIBUTION ! Terrible erreur de perspective car c’est de DISTRIBUTION dont il s’agit. ? Disons-nous bien que si une redistribution s’impose c’est que la distribution est actuellement inique. Il faut commencer par une juste distribution avant de parler de redistribution corrigeant la distribution.
Nos débateurs semblent « travaillistes » et mettent en avant la « valeur travail ». Pour Ruffin c’est un trophée. Mais la valeur c’est la créativité et non le travail. Et la créativité ne recoupe que le travail plaisir et rejette le travail aliénation-exploitation.
Comment nos deux amis font-ils pour distribuer équitablement la production des machines, des robots, de l’I.A., bien plus importante que celle des travailleurs ? Notre réponse d’esprits libres est la répartition équitable, libérale-libertaire, et à part égale entre tous. C’est le Revenu Citoyen supprimant la misère et l’assistanat des riches et des pauvres, engageant la suppression des classes sociales et de l’esclavage salarié. Crédit d’impôt de 1000 € mensuels pour tous financé par un impôt de 1000 € en moyenne au prorata des revenus et patrimoine. Parler de redistribution est insuffisant s'agissant d'établir l'égalité des chances, vrai libéralisme, droit à l'héritage pour tous, égalité effective, liberté de ne pas être obligé de se salarier, Possibilité de travailler moins, fraternité de partage d’un bien commun. Économie distributive et "égalité du point de départ", reprenant un principe bakouninien, renouvelée chaque mois avec le Revenu Citoyen organisateur de la cité et renforcée par l'offre de culture et d'éducation.   
Nos débateurs de ce fait ne dénoncent et ne proposent pas de supprimer toutes formes d’assistanat et d’allocation, façon de supprimer l’État sur ces points, des pauvres comme des riches, mis à part la santé et l’éducation ou l’assistance doit être au moins doublée et où l’Etat doit être protecteur et favoriser l’émancipation.
11 Nos deux « travaillistes » devraient suivre Piketti et nous suivre. Nous sommes pour la réduction drastique du temps de travail, des innombrables productions inutiles et gaspillages. Moins mais mieux. 24h légales, 18h pour les travaux pénibles, laissant le temps pour la culture, l’art vécu et la reconversion. Un État sans pauvres, cessant de faire du social et d’aider plus encore les riches, consacre l’action sociale à la santé, à la culture et aux services publics.   
Pour un droit au travail de 8h par semaine dans la fonction publique pour tous demandeurs d’emploi. Pour des contrats fonctionnaires de 5, 10 ou 15 années renouvelables une seule fois. Plus de fonctionnaires à vie.
Il conviendrait aussi d’aborder dans ce genre de débat les points suivants sur lesquels nos deux débatteurs sont peu diserts :
12 La fiscalité d’utilité publique et écologique et une économie sociale AVEC marché sortant de l’économie capitaliste DE marché destructrice de la nature et de l’humanité. Cela signifie un barème tenant compte autant des qualités que de la qualité, utilité publique de la chose produite.
13  La retraite égale pour tous, 2200 € mensuels équivalents au Revenu Citoyen doublé. Retraite non indexée sur le travail passé où ceux qui ont travaillé péniblement sont perdants.
Pour le passage progressif à la retraite sur dix ans, de 60 à 70 ans, avec augmentation progressive du Revenu Citoyen compensant la baisse progressive du temps de travail. 
14  "Ce que l'on ne peut prohiber il faut nécessairement le permettre" Spinoza
La légalisation contrôlée du cannabis et des drogues. La prohibition embolise police et justice, le commerce passif et dissuasif sera efficient, limitant les risques, cassant les mafias,
15 La légalisation contrôlée de l’immigration répondant aux besoins des collectivités locales et au refuge politique mais refusant toute régularisation d’entrées clandestines.    
16 La légalisation contrôlée de : religions, enseignement privé, prostitution, publicité, alcool, tabac, sport professionnel, jeux d’argent, confection vestimentaire.
17 La laïcité et l’école publique, argent public à l’école publique, ni cléricalismes, ni voiles dans les services publics.
18 L’éducation civique conviviale mêlant générations, âgés, malades, isolés, prisonniers,
19 Des prisons citoyennes et des peines alternatives liées à l’éducation nationale.
20 Sur les concepts même la réflexion doit s’engager. La contradiction principale se situe entre gai savoir d'esprits libres pour une écologie intégrale, le Bien vivre, le « bonheur national et mondial brut » ET économisme-techniciste-productiviste, marxisme et social-démocratie inclus. L'axe qui entraîne l'humanité est la créativité, élan vital mû par le gai savoir. Faire moins mais mieux et « Faire au mieux même si c’est périssable » Marcel Conche.      
Défendre l’écologie intégrale c’est bien, se donner les moyens institutionnels et financiers de la réaliser c’est mieux, c’est le programme des Esprits Libres.
Notre programme c’est l’art vécu, le bien-vivre, “danser la vie”, en esprits libres.         
Pour LE CONVIVIALISME, L’EXISTENTIALISME, L’ART VÉCU ET LE GAI SAVOIR.
Pour l’art, l’amour, la culture, la créativité, la poésie, la beauté et l’écosystème.                                       "Nul n'est plus esclave que celui qui se croit libre sans l'être" Goethe   

En cette rentrée la perspective d’une fédération des esprits libres s’ouvre mais nous sommes loin du compte et il convient de renverser la table avant de se mettre autour…
Plusieurs personnalités doivent « compter » dans un « Conseil national de la résilience ». Outre ces deux « candidats » on écoutera par exemple et entre autres :  Delphine Batho, Julia Cage, Mathieu Pigasse, Thierry Breton, Thomas Piketty, Daniel Cohn-Bendit, Arnaud Montebourg, les Ex-LFI en rupture avec la meute et son gourou, les gauches, centristes et écologistes « indépendants » en rupture avec le macronisme et à l’international Bernie Sanders et Mario Draghi.

S’il s’engage à prendre en compte nos propositions, à laisser pleinement gouverner son premier ministre et son gouvernement et à engager la procédure de suppression de l’élection monarchiste dans le cadre d’une nouvelle République, François RUFFIN semble bien placé pour incarner le « Nous président ».
Allez RUFFIN et VILLEPIN, encore un effort d’esprits libres, encore un effort pour gagner.
Changeons de braquet, c’est maintenant la campagne des esprits libres qu’il nous faut engager.

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