On ne nait pas féministe, en esprit libre on le devient…
Les Esprits libres, femmes ou hommes, naturellement féministes, réclament :
- Le Revenu Citoyen garantissant l’indépendance de tous, femmes et hommes,
- La parité à l’Assemblée nationale, pouvoir partagé femmes-hommes,
- La suppression de l’érection pestilentielle monarchiste entrainant celle du poste phallocrate de président de l’arrêt public,
- Une présidence arbitrale alternée femme-homme,
- La suppression du Sénat phallocrate bedonnant et son remplacement par un Conseil Citoyen paritaire tiré au sort,
- La non reconnaissance du mariage, institution de domination des femmes, le contrat de parentalité et les pacs étant suffisants, l’égalité fiscale entre célibataires et mariés,
- La fin du cléricalisme et de l’enseignement privé religieux,
- Le refus du voile, instrument de soumission des femmes, dans tous les locaux et transports des services publics.
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BEAUVOIR, féminisme, socialisme et liberté
Quatre émissions sur Simone de Beauvoir sur France Culture
Deux réflexions de notre part sur féminisme, liberté et socialisme.
Simone de Beauvoir, philosophe pas si rangée
1/4 · Quel est l'existentialisme de Beauvoir ?
2/4 · Un féminisme socialiste : l'évolution de Beauvoir
3/4 · Simone de Beauvoir et la question des autres
4/4 · Simone de Beauvoir au cœur des débats féministes
FÉMINISME ET LIBERTÉ
A la lumière de notre texte précédent sur la liberté et à l’écoute de ces émissions on peut avoir l’impression qu’un faux procès est fait à Jean-Paul Sartre et peut être même que Simone de Beauvoir est un peu tirée dans ce sens sur la question de la liberté. Cette émission pourrait nous porter à croire que les femmes étant en moyenne victimes de plus d’oppressions que les hommes, elles ne seraient pas aussi « libres » qu’eux. La question de la liberté ne se pose pas selon que l’on soit femmes ou hommes, pauvres ou riches, patrons ou employés. Elle se pose toujours et dans toutes situations. Avec plus ou moins d’acuité mais toujours. Deux femmes dans une même situation, d’oppression d’un homme par exemple, vont avoir la liberté de faire tel ou tel choix forts différents. Imaginons la situation du prisonnier. Il n’a plus sa liberté de circuler mais il lui reste sa liberté interne, celle de ses choix de prisonnier. Va-t-il considérer sa peine juste ou non ? Comment va-t-il l’appréhender ? Va-t-il faire appel ? Va-t-il étudier et passer des concours, lire, se former, écrire, correspondre, changer, s’évader, se politiser, militer, s’occuper des autres prisonniers, désespérer, se pendre, tuer un gardien, vouloir se venger, ne rien faire, récidiver à sa sortie… Autant de choix qui vont le changer et le déterminer. La situation nous opprime et nous voilà libre d’y répondre à notre façon autant que faire se peut. Et c’est lorsque nous sommes le moins libre que notre réponse, que notre affirmation de liberté, importe le plus. Puisque beaucoup de choses dépendent de nous, puisqu’alors nous nous choisissons dans ce cadre, nous sommes en totale liberté dans de cadre y compris de faire le choix de ne pas l’être. Et Sartre et Beauvoir défendent cela même s’il est vrai qu’il y a des interrogations chez Beauvoir qui souhaite, tout en restant universaliste, ne pas rater la question des femmes, et c’est bien légitime puisque, concernant la moitié de notre humanité, elle est essentielle pour la libération. Affirmer la force de la liberté pour les femmes victimes de l’oppression est la meilleure façon de soutenir leur émancipation et d’entrainer celle de toute l’humanité.
Nous voilà politiques avec Beauvoir et Sartre pour grandir notre espace de liberté. La question de la liberté se pose au-delà de la question des genres même si chacun selon sa situation et donc son genre doit la traiter pleinement.
FÉMINISME ET SOCIALISME
Posons aussi la question du socialisme traitée dans les émissions. Beauvoir semble s’en sortir en affirmant, pas de socialiste sans émancipation des femmes et pas d’émancipation des femmes sans socialisme. C’est beau et d’une certaine façon, cela dépend de quel « socialisme » on parle, c’est vrai, mais cela laisse à désirer.
Ni Sartre ni Beauvoir ne voient vraiment que le socialisme se divise en deux, au moins, sur cette question. Qu’il existe un prétendu "socialisme", matérialisme historique, tel qu’exprimé par Marx, Lénine, Trotski et Cie., qui part du haut et écrase le bas, et un fédéralisme socialiste opposé, tel qu’exprimé par Bakounine par exemple, qui part du bas et oriente et détermine le haut. Le premier écrase les femmes comme il écrase tout, y compris les classes opprimées qu’il prétend défendre, et le second, gai savoir et esprit libre convivialiste, considère et représente les femmes comme il représente toutes les forces de libération.
Le socialisme en général n’existe pas et n’est donc pas en question. C’est son acception marxiste totalitaire et centraliste qui est en question et coupable et dans sa théorie et dans sa pratique. Quand la question se pose ainsi on a envie de dire : trop tard, il fallait choisir auparavant entre Olympe de Gouges et Condorcet d’une part et Robespierre et les coupeurs de tête d’autre part…
Beauvoir et Sartre n’ont que très partiellement perçu cela d’où leur bévue sur plusieurs régimes oppressifs, URSS, Cuba, Chine par exemple.
Pour eux, le marxisme reste, en dernière analyse, indépassable et c’est le maillon faible de leur pensée. Ils ne convoque qu’insuffisamment la pensée libertaire et il ne l’oriente pas frontalement contre le marxisme orthodoxe ennemi des libertés et de l’émancipation.
Il fait beau voir cela afin de ne pas jeter le bébé existentialiste libérateur avec l’eau du bain du marxisme oppressif.
Les marxistes prétendent « faire de la politique » mais font en réalité de l’idéologie. Pour eux le réel et l’organisation de la cité ne sont considérés que sous l’angle de la lutte des classes et tout se ramène à cet axe, à ce prisme, à cette idéologie pour ne pas dire, en dernière analyse, à cette économie des seuls rapports de production. Considérés du point de vue du prolétariat, ou d’un « peuple » rêvé, versus populiste, et plus précisément de son parti éclairé et plus précisément de son Comité Central et plus précisément de son bureau politique et plus précisément de son dirigeant qui finit par cumuler à peu près tous les pouvoirs. A ce jeu idéologique de la seule lutte des classes, les classes pauvres et défavorisés perdent toujours au profit des riches dans les capitalismes ou à celui de la nomenclatura bourgeoise du parti dans le cadre du capitalisme d’État.
C’est avec une grande affection pour Beauvoir et Sartre que l’on peut résumer : Pour les Esprits Libres, le gai savoir mène la lutte pour la liberté et y assume l’aspect lutte de classes, non du point de vue d’une classe particulière mais du point de vue universel de la citoyenneté, de l’abolition de toutes les classes et de celle du travail salarié. Communisme ou éco-socialisme libéral-libertaire, disons existentialisme de l’art vécu, convivialisme. Aout 2026
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On a raison de faire plaisir et de se faire plaisir
Sexpo : Le mouvement sexpositif, également appelé mouvement pro-sexe abrégé sexpo, est un mouvement social et philosophique qui promeut et inclut la sexualité et l'expression sexuelle, avec une attention particulière sur le sexe à moindre risque, l'inclusivité, le consentement sexuel, et la mise en place par des collectifs de salle de jeux pour explorer ses désirs. D'après la sexologue Carol Queen et Lynn Comella, « il s'agit d'une philosophie culturelle qui comprend la sexualité comme une force potentiellement positive dans la vie d'une personne et qui peut, bien sûr, être opposée à la sexo-négativité, qui considère la sexualité comme problématique, perturbatrice et dangereuse. La sex-positivité autorise et, en fait, célèbre la diversité sexuelle, les différents désirs et structures relationnelles, ainsi que les choix individuels fondés sur le consentement » la fin des années 1920, le terme « sexe positif » est inventé par le psychiatre et anthropologue austro-américain Wilhelm Reich. Le sexe positif, ou encore affirmatif, pro-sexualité, est le propre de sociétés considérant l'expression sexuelle comme essentiellement bonne et saine. Il s'oppose au sexe négatif d'autres sociétés cherchant à réprimer et à contrôler la libido des individus.
Compersion : capacité à ressentir de la satisfaction et de la joie face aux succès et bonheurs des autres. État empathique de bonheur et de joie expérimentés lorsqu'une autre personne que soi vit ces sensations, en particulier pour décrire les sentiments positifs qu'une personne éprouve quand un amant connait une autre relation.